Lyon: les 5 mappings qui ont ébloui la Fête des Lumières - Terreaux: il était une fois… le ciné-mapping (4/5)

Univers, Lieux Public // mardi, 24 avril 2018 // Rédigé par Gwenaël Cadoret

Sonovision vous dévoile les secrets des cinq œuvres originales qui ont marqué l’édition de la Fête des Lumières  2017 à Lyon : le théâtre antique de Fourvière (1/5), la cathédrale Saint-Jean (2/5), la Grande Poste de la place Bellecour (3/5), la place des Terreaux (4/5), et la gare Saint-Paul (5/5). Des propositions variées, offrant de nouveaux horizons techniques ou narratifs. Retour ici sur Les Terreaux en compagnie d'Enoha...

 

« Les Terreaux Cinéma ». L’image d’attente sur l’Hôtel de Ville annonçait la couleur. La place des Terreaux, site majeur de la Fête des Lumières, plongeait dans l’histoire du 7e art. Dans le précédent numéro de Sonovision, Nathanaëlle Picot, présidente et directrice artistique du studio Pixel n’Pepper, détaillait sa démarche créative pour Enoha fait son cinéma. Raconter un siècle de cinéma à travers les yeux d’une petite fille, Enoha, et son chat, revivant à leur façon de grands films. « Créer un personnage attachant, cela apporte un peu de chaleur, de folie au mapping, expliquait Nathanaëlle Picot. Sur un espace très large comme le musée des Beaux-Arts, l’animation 3D rend le résultat moins plat. » De quoi apporter « un peu de magie et d’émerveillement » au public, estimait-elle.

L’immensité du site, réunissant l’Hôtel de Ville et le musée des Beaux-Arts, a nécessité quatorze projecteurs vidéo, en majorité des Epson Laser grande surface 25K. « On en avait mis dix sur le musée, mais c’était un peu juste pour discerner certains détails. Il en aurait sans doute fallu quatre de plus. » Ou passer à des 40 000 lumens ? « Ils sont encore trop gros, c’est contraignant à mettre en place... »

Comme souvent à Lyon, où les tests in situ sont impossibles en amont, la projection a révélé la différence entre simulation et réalité.
 « Le plus grand écueil, c’est le rapport d’échelle, pointe Nathanaëlle Picot. Quand on travaille en simulation 3D, tout a l’air de fonctionner. Mais en réel, on réalise la grande proximité du public avec les bâtiments, le manque de recul. On aurait sans doute pu faire les personnages un peu plus petits, adapter leur position, leurs déplacements... Certains effets, qui nous ont pris pas mal de temps, ne se remarquaient presque pas ! » Le studio a également observé que le dialogue entre les deux bâtiments était complexe. « Selon leur position, les gens n’avaient pas forcément tendance à tourner
 la tête d’un bâtiment à l’autre. Beaucoup ont donc manqué une partie de l’histoire... » Vu que les regards ont tendance à se concentrer sur l’immense musée des Beaux-Arts, à droite, le studio suggère de repenser l’utilisation du site. « On peut sans doute réfléchir à un meilleur ping-pong d’un mur à l’autre. Mais cela pose un peu la question de l’utilité de travailler sur ces deux plans, si le public n’en profite 
pas. Peut-être qu’il serait mieux de mettre en lumière l’Hôtel de Ville, et de concentrer la narration sur les Beaux-Arts. Cela allégerait les énormes contraintes techniques et budgétaires du site ! »
 Par contre, la créatrice se souviendra de l’échange avec le public. « Ce qui est génial, c’est de voir que les gens réagissent. Ils n’hésitent pas à applaudir, à exprimer leurs émotions. On n’imaginait pas une telle interactivité. » Et ce, même si certains regrettaient parfois la rareté des effets au profit de la narration. « C’est un fait : les gens sont friands de constructions et déconstructions. Il faut donc bien doser les choses. Trop de narration et ils sont frustrés. Trop d’effets, et ils s’ennuient. » Après la place Bellecour et les Terreaux, le studio a bouclé son cycle à la Fête. « Je crois que ce sera notre dernière à Lyon ! C’est vraiment épuisant, contraignant, et cela demande beaucoup de moyens. » Un conseil pour les prochains ? « Pour les Terreaux, il ne faut pas faire l’économie de bonnes machines et de puissance lumineuse. Mieux vaut avoir les épaules solides ! »

 

 

* Extrait de l’article paru pour la première fois dans Sonovision #10, p.18/22. Abonnez-vous à Sonovision pour accéder à nos articles dans leur totalité dès la sortie du magazine.

** Retrouvez nos articles précédemment parus à propos des mappings de la Fête des Lumières sur le théâtre antique de Fourvière (1/5), la cathédrale Saint-Jean (2/5) et la Grande Poste de la place Bellecour (3/5)La suite de l'article concernant la gare de Saint-Paul sera diffusée demain...

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