Processeurs audio : chacun sa particularité

Audio // mardi, 22 novembre 2016 // Rédigé par Antoine Gruber

Les constructeurs de la nouvelle génération de processeurs audio se défoncent pour intégrer de nouvelles puces plus puissantes et surtout les nouveaux formats numériques. Si l’on regarde les particularités de certains processeurs, il existe des fonctions plus ou moins uniques qui peuvent être la clef pour une application particulière. Faites votre choix !*

 

ClearOne propose, avec les processeurs Converge, un micro de plafond à réponse d’angle dynamique, qui permet de couvrir la prise de son pour l’ensemble d’une table de salle de conseil, par exemple. Ce micro ne fonctionne qu’associé au processeur de la marque.

Yamaha propose, dans le processeur MRX-7, une fonction Dugan, qui est un outil de gestion automatique des niveaux et d’anti-larsen pour un jeu de micros. Il compense automatiquement les variations de niveau de la prise de son et assure un rejet des larsens. Le Dugan, ici sous licence, est un processus développé initialement par Dan Dugan. C’est un outil exceptionnel en traitement automatique de prise de son. Pas assez connu, il mérite d’être beaucoup plus répandu.

BSS et la gamme des Blu permet, sur son bus numérique propriétaire, d’échanger jusqu’à 256 canaux audio entre de multiples processeurs, c’est une clef importante pour créer de gros systèmes décentralisés.

QSC avec QSYS Core110F et Crestron avec les Avia, offrent une interface USB audio pour connecter un ordinateur, comme une carte-son, pour des fonctions de communication telles que Webex, Skype ou Lync.

Ces outils de communication sont prévus à la base pour être des interfaces individuelles à partir d’un ordinateur ; cette connexion USB permet de faire entrer facilement ces outils dans un environnement de salle de conférence à prise de son multiple et avec une diffusion large du site distant.

Avantage de catalogue pour Extron et Crestron, avec leurs automates de contrôle. Ces deux constructeurs proposent une intégration et un niveau d’interface élevé entre leurs processeurs audio et leurs programmes d’automates, ce qui peut faciliter les mises en œuvre d’une installation.

Particularité disponible sur tous les processeurs Yamaha, le Tesira de Biamp et le QSYS core110F de QCS, la possibilité de stocker des fichiers audio dans différents formats dont le MP3 et de lire ces fichiers à la demande. Le processeur devient émetteur de jingle, serveur de musique de fond, etc. Toutes sortes d’applications s’ouvrent ici pour ces appareils.

Autre interface des processeurs audio, en particulier de ceux qui ont une programmation libre, ils proposent des contacts d’entrée et de sortie, permettant de gérer des événements par l’action d’un contact ou le déclenchement d’un affichage par voyant ou autre en fermant un relai. Cette logique permet toutes sortes de solutions sur mesure.

La plupart des constructeurs proposent en option de leur processeur des accessoires de commande, clavier à bouton, interface sur tablette, principalement iPad, et pour QSC un écran tactile propriétaire, qui permettent une bonne intégration pour l’utilisateur final.

Point important de tous ces processeurs, le logiciel de configuration. Les préconfigurés, comme décrits précédemment, se présentent un peu comme une console audio classique disposant de voies d’entrée, avec gain, égalisation, et routage vers des sorties stéréo, principales et auxiliaires. Les voies de sorties comportent elles aussi une égalisation, parfois des délais ajustables et bien sûr des gains de sortie.

Quant aux processeurs à configuration libre, ils ont tous leurs particularités. Cependant, le tronc absolument commun des logiciels est qu’ils présentent une surface illustrant le processeur. Sur cette surface l’utilisateur pose, à partir d’une librairie d’éléments, des boîtes représentant chacune une fonction. Puis, il faut tirer des câbles virtuels entre les entrées et les sorties des modules de fonction pour créer une continuité de circulation du son. Ex : module d’entrée, puis module de gate, module d’anti-écho, module d’égalisation, matrice de routage, etc. vers les modules de sorties numériques ou analogiques.

Le conseil est de prendre le temps d’une formation, assurée par les constructeurs et distributeurs, pour pouvoir appréhender correctement un nouveau logiciel de ce type.

Nous avons regroupé une sélection de processeurs audio (voir tableau). Les informations sont comparées par nombre d’entrées/sorties analogiques, capacité à lire des fichiers audio sur un support amovible ou non, capacité à traiter des sources micro en anti-écho, type de format numérique et nombre de canaux disponibles, fonction insert téléphonique, en analogique et/ou VOIP, possibilité d’ajouter des entrées/sorties en plus du bus Dante, type de logiciel de configuration, soit à architecture préconfigurée, soit en composition totalement libre du traitement, avec parfois des configurations types proposées par le constructeur, et pour finir est mentionné le nom du distributeur et le prix catalogue HT.

 

*Extrait de notre article « Une nouvelle génération de processeurs audio » paru en intégralité, pour la première fois, dans Sonovision #5, pp. 32-35. Abonnez-vous à Sonovision pour avoir accès à nos articles complets dès leur sortie.

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