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Désentrelacement
Une image vidéo est constituée de deux trames différentes (image entrelacée). Une image film est constituée d’un seul photogramme. Il est donc nécessaire de fusionner les deux trames de chaque image vidéo afin d’obtenir une seule image en film. On effectue cette opération soit au « kinescopage » (voir ce terme), soit en utilisant des systèmes électroniques basés sur des calculs d’algorithmes complexes qui créent deux trames vidéo semblables.

Disque dur
Le disque dur est le support d'enregistrement de grandes quantités d'informations, parfois dit « mémoire de masse » des ordinateurs. Le signal électrique est conduit jusqu'à une tête magnétique, laquelle inscrit des impulsions magnétiques qui sont stockées sur un disque en rotation.

DLT (Digital Linear Tape)
Support de sauvegarde informatique de 10-20 ; 20-40 ; 35-70 Go

Dolby Digital
Entre 384 et 586 Kbits, un Dolby 5+1 (6 canaux) prend autant de place qu’un canal PCM.

Domestic feed (ou signal habillé)
C’est un programme destiné à une diffusion spécifique pour la chaîne qui le produit. Il contient des éléments propres à faire la différence avec les autres programmes : virtuel, caméras divergées, ralentis supplémentaires, commentateurs et reporter de terrain à l’image, sponsors et publicités. Le signal habillé est généré par une unité mobile indépendante.

DSD (Direct Stream Digital)
C'est le format haute résolution du SACD (64 x 44,1 kHz)

DST (Direct Stream Transfer)
Système de compression sans perte propriétaire de Sony utilisé sur le SACD. Équivalent au MLP que l'on trouve sur le DVD-Audio

DTS
Codage son d’un débit trois fois supérieur au Dolby AC3 (DTS 5.1 = 1,536 Mbits). Selon ses promoteurs, sa qualité équivaudrait à celle du son PCM non compressé 20 bits en 48 Khz (donc supérieur au CD).

DV (Digital Video)
Ce format grand public compacté, fruit d'une alliance industrielle sans précédent réunissant tous les plus grands constructeurs d'électronique domestique, est basé sur une bande de largeur 6,35 mm (1/4 de pouce). Il utilise une réduction de débit de type MJpeg de facteur 5 : 1. Dans les systèmes à 625 lignes, la structure du signal vidéo est le 4 : 2 : 0, c'est-à-dire que les échantillons de chrominance ne sont présents qu'une ligne sur deux. Dans les systèmes à 525 lignes, la structure d'échantillonnage est de type 4 : 1 : 1 ; les échantillons de chrominance étant présents sur toutes les lignes, mais 1 pixel sur 4 seulement. Dans les deux cas, la précision de quantification est de 8 bits.Le DV utilise un algorithme de réduction de débit qui n'exploite que les redondances spatiales présentes à l'intérieur de chaque image, et parfois même indépendamment sur chaque trame en cas de mouvement prononcé. Les redondances temporelles entre les images ne sont cependant jamais prises en compte. Le débit vidéo est finalement réduit de 125 Mbits/s (sans les suppressions) à environ 25 Mbits/s, mais le débit total enregistré s'élève à 41,85 Mbits/s (avec l'audio, le code de correction d'erreurs et les données auxiliaires). En ce qui concerne l'audio, le DV peut traiter soit 4 pistes échantillonnées à 32 kHz et codées sur 12 bits, soit 2 pistes échantillonnées à 48 kHz et codées sur 16 bits. La bande de type « métal évaporé » est conditionnée dans deux tailles de boîtiers offrant des capacités maximales de 60 (modèle S) et 270 minutes (modèle L). Certaines cassettes sont dotées d'une petite puce mémoire de 4 kbits dont le rôle est de stocker un catalogue des images enregistrées (date, heure, paramètres de la caméra etc.).

DVC Pro 25
Conçu par Panasonic et soutenu par plus d'une vingtaine de constructeurs majeurs comme Avid, Ikegami, Hitachi ou Philips, le DVC Pro 25 est également une déclinaison vers le haut du DV, mais techniquement un cran au-dessus du DVCam. Il part des mêmes spécifications de base que le DV (format de bande, algorithme de compression…), mais s'en distingue par plusieurs points fondamentaux :- La bande plus robuste n'est pas de type « métal évaporé » mais à particules métalliques couchées, et sensiblement plus épaisse (8,8 µm au lieu de 7 µm).- La vitesse de défilement de la bande est presque deux fois plus élevée, passant de 18,8 à 33,8 mm/s, et la largeur des pistes est portée de 10 µm à 18 µm.- L'asservissement est réalisé de manière classique au moyen d'une piste CTL longitudinale afin de garantir des temps de préroll faibles en montage.- Une piste longitudinale audio est présente pour le repérage en vitesse variable (elle peut également servir de canal son supplémentaire bien que de qualité limitée par la faible vitesse linéaire).- La structure d'échantillonnage du signal vidéo est de type 4 : 1 : 1 dans les systèmes à 625 comme à 525 lignes. L'algorithme de réduction de débit est quant à lui le même qu'en DV, ce qui permet aux machines DVC Pro 25 d'être compatibles en lecture DV et DV Cam. Le DVC Pro 25 traite deux pistes audio 48 kHz/16 bits et travaille avec deux tailles de cassettes : la grande L offrant une capacité de 123 minutes, et la moyenne M offrant une durée maximale de 63 minutes.

DVC Pro 50
Déclinaison vers le haut du DVC Pro 25, récemment lancée par Panasonic pour répondre aux exigences des applications de postproduction haut de gamme. Il s'appuie sur les paramètres de base du DVC Pro 25, avec les améliorations suivantes :- Le signal vidéo conserve sa structure 4 : 2 : 2 et n'est soumis à aucun sous-échantillonnage en chrominance (il peut donc supporter les incrustations de chromakey complexes).- Le taux de compression est abaissé à 3,3 : 1, ce qui donne un débit vidéo enregistré de 50 Mbits/s (le DVC Pro 50 utilise en fait deux chips de compression DV).- Le nombre de pistes audio PCM passe de 2 à 4 (toujours en 48 kHz/16 bits).- La vitesse de défilement de la bande est double de celle du DVCPro 25.

DVCam
Du DV version Sony avec pour seule modification la vitesse de défilement linéaire de la bande, augmentée de 50 %. La largeur des pistes vidéo passe de 10 à 15 µm, ce qui entraîne une diminution de la densité d'enregistrement (un « drop out » affectera moins de données). Cela mis à part, le DV Cam reprend toutes les caractéristiques du DV, si bien que la compatibilité entre les deux formats est assurée dans les deux sens.

DVD (Digital Versatile Disc, « Disque à usages multiples »)
Le DVD est un disque de 12 cm. Extérieurement, il ressemble à un CD-Audio ou CD-Rom mais contient de la vidéo, de l’audio en plusieurs langues, de l’audio multicanal et de nombreux sous-titres. Il est l’évolution directe du CD-Audio lancé au début des années 80 pour servir de support de qualité à la musique en haute fidélité. Il en reprend le diamètre, le principe de lecture et le mode de fabrication en augmentant son débit et sa capacité. Les lecteurs de DVD peuvent lire les CD que possède déjà l'utilisateur. L'amélioration de la capacité a été rendue possible en prévoyant des spires plus étroites, constituées de successions de cuvettes plus courtes. Pour les lire, le faisceau laser a été rendu plus fin en diminuant sa longueur d'onde. Par ailleurs, l'ouverture numérique de la lentille de focalisation du faisceau sur le disque a été augmentée, ce qui rend le faisceau plus convergent, de même pour la vitesse de rotation. La capacité du DVD démarre ainsi à 4,7 Gigaoctets, soit sept CD, avec un débit fixé à 9,8 Mbits/s pour le DVD Vidéo. Le succès et le faible coût de pressage des CD ont incité les constructeurs à créer des variantes : CD-Rom, CD Photo, CD-R, etc. Dès la conception du DVD, il a été prévu de le décliner en plusieurs versions. D'où son nom (mais attention le mot « versatile » a un sens plus positif en anglais qu'en français, le DVD n'est pas un disque qui retourne sa veste à tout bout de champ !)Les spécifications des DVD sont décrites dans des normes, contenues dans des livres répartis ainsi : DVD-Rom (livre A), DVD Vidéo (livre B), DVD Audio (livre C), DVD R, WORM, enregistrable une fois (livre D), DVD-Ram, réinscriptible (livre E). La capacité du DVD de base est augmentée par la possibilité de fabriquer des DVD double face en collant deux DVD dos à dos. On double ainsi la capacité. Il est possible d'éviter le retournement manuel du disque en concevant un lecteur à deux faisceaux laser, l'un pour la face inférieure, l'autre pour la face supérieure. Il est aussi possible de faire des DVD double couche, pour encore augmenter la capacité. La couche inférieure est semi-réfléchissante, c'est-à-dire que le faisceau laser peut lire la couche la plus en profondeur en changeant son plan de focalisation, et en traversant la couche inférieure. C'est une vieille idée qui avait déjà été formulée vers 1978 par Thomson sur son projet de vidéodisque. Bien qu'étant double face, le disque ne devait pas avoir besoin d'être retourné manuellement par l'utilisateur, car le faisceau se focalisait, soit sur la première face, soit sur la deuxième.Comme pour le CD, il a été prévu un petit disque de 8 cm de diamètre dont on ne sait, pour l'instant, s'il trouvera une application.

DVD enregistreurs
La norme DVD retient deux types de disques enregistrables : le DVD-Ram et le DVD-R (voir ces termes). L'un et l'autre possèdent des caractéristiques et des utilisations différentes

DVD-R
Comme un CD-R, un DVD-R est un disque enregistrable une seule fois sur un graveur de DVD. La capacité actuelle de 3,95 gigaoctets est un peu inférieure à celle d'un DVD-Vidéo ou Rom. Elle devrait augmenter à l'avenir pour au moins égaler celle du DVD-Vidéo. La technologie employée est celle du CD-R, c'est-à-dire que le support n'est gravable qu'une fois et qu'il peut contenir tous types d'informations numériques : données, vidéo, audio. En lecture, le DVD-R est lisible sur n'importe quel lecteur de DVD-Vidéo ou de DVD-Rom. Le débit est celui du DVD, de l'ordre de onze méga-bits par seconde, ce qui correspond à environ neuf fois le débit de base du CD. L'utilisation principale du DVD-R est, pour l'instant, la gravure de maquette de DVD-Vidéo. Le prix est, en effet, trop élevé pour les autres utilisations comme la sauvegarde de données. Par contre, les studios DVD ont la possibilité de graver une maquette pour tester sur différents lecteurs, soit la qualité de l'encodage réalisé, soit la fonctionnalité de la programmation.

DVD-Ram (Random access memory, « mémoire à accès aléatoire »)
Format d'enregistrement de données informatiques sur un disque préformaté, physiquement identique à un DVD. Le DVD-Ram est contenu dans un boîtier de protection, à la manière des disques magnéto-optiques. Un taquet permet d'interdire l'effacement du disque. La capacité actuelle est de 2,6 gigaoctets pour une face, ce qui fait 5,2 gigaoctets pour un disque double face. Un disque DVD-Ram est constitué de Tellurium, matériau à structure cristalline, dont le coefficient de réflectivité est élevé. Au moment de l'écriture, l'énergie du faisceau laser chauffe le Tellurium qui se liquéfie ponctuellement. En refroidissant rapidement, le matériau prend une structure dite amorphe au coefficient de réflectivité très bas. C'est ce qu'on appelle la technologie de changement de phase. À la lecture, l'alternance des zones de réflectivités différentes modifie le retour du faisceau laser, ce qui permet de retrouver l'information. L'effacement du support s'effectue en chauffant moins fortement le Tellurium qui, en se refroidissant lentement, va retrouver sa structure cristalline de départ. Un disque DVD-Ram s'enregistre et s'efface à volonté, à la manière d'un disque magnétique, d'un disque dur. Le débit varie de 800 à 1 200 kilo-octets par seconde pour l'écriture de fichiers de grande taille, et il est un peu plus faible pour des petits fichiers. L'utilisation en est donc extrêmement souple.

DVD-Rom
Un disque DVD-Rom est, en quelque sorte, un support CD-Rom capable de stocker plusieurs gigaoctets d’informations. Il ne peut être lu que sur un micro-ordinateur. Un DVD-Rom peut contenir un film au format DVD-Vidéo.

DVD-Vidéo
Les disques DVD-Vidéo peuvent être lus sur des lecteurs DVD de salon, se branchant sur un téléviseur, mais aussi sur des ordinateurs (Mac et PC) pourvus de lecteur DVD-Rom. Un DVD-Vidéo offre une qualité exceptionnelle, ne se dégrade pas dans le temps (à la différence de supports comme la VHS) et propose une interactivité, notamment du chapitrage avec un accès instantané aux séquences. Le format DVD-Vidéo autorise le stockage au minimum de 4,7 Go d’informations sur un disque de 12 cm de diamètre, sur une seule couche. Il est prévu de multiplier par quatre cette capacité sur des disques double face/double couche.

 
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